J’ai parfois l’impression de vivre un mauvais rêve. D’apercevoir des choses que chacun devrait remarquer et qui, pourtant, ne provoquent
aucun sursaut chez mes voisins.
Je sais, Marion Cotillard a commencé comme ça, allez-vous me dire. Elle en est aujourd’hui à douter que l’homme ait
marché sur la lune (pour les adorateurs de la secte Meyssan, inutile d’envoyer de nouveaux commentaires, c’est une formule de style).
En bon citoyen, je me suis donc précipité ce matin sur le Figaro pour lire l’interview de notre président bien-aimé ( si, si, il reste des
supporters).Et là, consternation. Dès le premier paragraphe, une balle dans le pied. Que dis-je, un char Leclerc sur le mocassin à pompon. Un truc
à stopper net toutes les Rolex de la planète.
Lisons ensemble ce monument d’incohérence : « Les Français vont choisir ceux qui gèrent leur ville et il est bien qu'ils le
fassent en pensant d'abord à cette mission. Mais je sais que ce scrutin aura aussi une signification politique que j'entendrai et dont je tiendrai compte. À ce titre, je souhaite que ceux
qui veulent que le changement continue, se mobilisent et fassent le choix du candidat qui porte cette stratégie du changement. Je suis élu pour cinq ans. Chaque année, il y aura des
élections. Mon devoir est d'envisager les choses dans la durée, avec du recul, du sang-froid. Je n'ai pas l'intention de rythmer mon quinquennat en fonction des scrutins locaux, régionaux
ou européens qui nous attendent. J'ai un cap, je tiendrai ce cap. »
Premier message : « je sais que ce scrutin aura aussi une signification politique que j'entendrai et dont je tiendrai
compte ». Je traduis pour les sarkophobes du fond de la classe qui refusent obstinément d’ouvrir le Figaro : le Monsieur de l’Elysée nous dit : « les Français vont voter
et le résultat aura une incidence sur mes choix».
Deuxième message : « Je n'ai pas l'intention de rythmer mon quinquennat en fonction des scrutins locaux, régionaux ou européens
qui nous attendent. J'ai un cap, je tiendrai ce cap ». Les sarkophobes du fond n’étant toujours pas calmés (Arrêtez de faire des boulettes avec le
Figaro !) je continue la traduction : le mari de Carla ne changera pas sa politique d’un poil, quel que soit le résultat des municipales!
Je ne suis pas journaliste au Figaro, et donc beaucoup de choses m’échappent, mais devant cette réponse totalement
contradictoire, j’aurais coupé poliment -on n’est pas au salon de l’agriculture ! - le président pour lui demander de préciser
son propos. Dans certains pays, la pratique est courante. C’est même une des contraintes du métier.
Mais au Figaro, ça ne se passe pas comme ça. Depuis que ce bon Monsieur Mougeotte est là, c’est un peu comme à TF1 : tribune libre
pour le pouvoir – quel qu’il soit d’ailleurs. Comme aimait à répondre feu Georges Marchais à Jean-Pierre Elkabbach. « Ce sont vos questions, mais ce sont mes
réponses. »
Passons sur les mœurs de la profession.et revenons au président. L’hypothèse médicale doit être écartée d’emblée. Nicolas Sarkozy est
encore trop jeune pour être atteint par la maladie d’Alzheimer. Alors quoi ?
A cet instant, je me suis souvenu que, ces derniers mois, le chef de l’Etat n’avait cessé de faire volte-face d’un discours à l’autre. La
première manifestation s’est produite lors de la conférence de presse de rentrée à propos des 35 heures. On allait les supprimer. Le lendemain, il n’en était plus question. Les journalistes
avaient mal compris.
Le pouvoir d’achat ensuite. La grande promesse électorale. A la même conférence de presse, le président nous annonçait que les caisses
étaient vides et qu’il ne fallait plus compter sur lui.
Ce fut ensuite la suppression de la pub dans le service public. Une semaine plus tard, réflexion faite, on allait procéder en deux temps.
Suppression après 20 heures puis disparition.
Enfin, vint la proposition saugrenue de demander à chaque élève de CM2 de devenir dépositaire de la mémoire d’un enfant juif disparu sous
l’occupation. Quinze jours plus tard, devant le tollé général, le projet était abandonné.
Sans doute le président a-t-il fini par se rendre compte que ces virements de bord dessinaient un caractère instable et anxiogène. Il aura
donc décidé d’anticiper, dès l’annonce de ses propositions, le retrait à venir de ces dernières. Et le Figaro a étrenné la formule. Economie de temps, de papier et de
commentaires.
Ainsi, nous pourrons relire, dans un mois, l’interview du Figaro et y trouver l’annonce d’un éventuel remaniement comme celle de la
reconduction du présent gouvernement. Ce qui, on en conviendra, fait le bonheur de tous : des journalistes, du président et de sa majorité. Jamais démentis, jamais pris en
faute.
J’ai donc décidé de me rallier à cette nouvelle école. Je peux ainsi vous affirmer, par exemple, que
la gauche va l’emporter aux élections municipales, mais que la droite peut gagner. Ce qui ne signifie pas que le Modem va perdre, même s’il connaît des échecs. Car la traversée du désert
peut aussi être une marche vers la victoire. Et réciproquement.
Bref, comme disait un ancien candidat à la présidentielle, Coluche, je ne suis ni pour ni contre, bien au
contraire.
LES MOTS ONT UN SENS
Neuilly ! Neuilly outragée ! Neuilly brisée ! Neuilly martyrisée ! Mais Neuilly libérée ! ... Enfin presque. La révolte gronde, la résistance s'organise. Soir de
premier tour à Neuilly, les "élites intellectuelles et économiques" se bastonnent... à coup de verres de Champagne ! Vidéo mémorable.
La guerre civile de
Fillon, la voilà ! Notre bon premier ministre avait donc raison. Martinon-non-non n'a
pas tenu le choc, il a sauté sur une mine anti-personnelle. Plongé sans préparation physique au coeur de cette "déviante banlieue",
il a rapidement jeté l'éponge et a dû s'exiler en urgence, trahi "à mort" par Jean W
Sarkozy (le grand blond avec un scooter noir). Fromantin est adoubé à la place du valet. Happy End ? Non ! Teullé se rebelle et sonne le tocsin. Pendant ce temps, à pas de velours, Jean
W Sarkozy, 21 ans, se présente aux Cantonales. Mais Grand-Ma Sarkozy soutient Teullé, tandis que Nicolas souhaite bonne chance à Fromantin. Bernard Lipidi en profite pour se présenter sous
l'étiquette "Majorité Présidentielle". Bernard Qui ?... Balkany, vieil ami intime de Sarkozy, soutient Teullé. Pierre Sarkozy, alias Mosey, s'attache très discrètement à soulever le
bas peuple dans les cités Neuilléennes. Vous suivez toujours ?
Selon notre envoyé très spécial au Ministère de l'Intérieur, les Renseignements Généraux scruteraient de très près la situation à Neuilly.
Une peur panique semble en effet se répandre comme une trainée de poudre place Beauveau. La situation à Neuilly est instable. Or, Neuilly est la plaque tournante de la bourgeoisie
française, et les hautes sphères de la sécurité de notre pays craignent un embrasement général de la bourgeoisie de notre beau pays ! Ni plus, ni moins !
La vidéo qui suit aurait été filmée en caméra cachée par l'un des plus réputés de nos agents secrets. Notre envoyé très spécial a réussi à s'en procurer une copie.
Attention, des séquences très violentes peuvent heurter la sensibilité des plus petits d'entre nous. Il est donc vivement conseillé aux moins d'1,65m de s'abstenir... A bon
entendeur...
Baston à la mairie de Neuilly au soir du premier tour des municipales. La mairie de Neuilly, digne du virage Auteuil du parc des
Princes... A coup de cocktails Molotov (au Champagne). Mémorable !
Rap de banlieue : après le visionnaire "Qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu" de NTM... Rappelons-nous cette autre prophétie Hip Hop...
(un peu plus Hips! que Hop) des Inconnus... "Auteuil, Neuilly, Passy"
Quand on vous dit que quelque chose ne tourne pas rond en France... Amis Neuilléens, voici une petite idée de refrain pour dimanche prochain...
Neuilly, entends-tu le vol noir du corbeau sur nos plaines?
Neuilly, entends-tu les cris sourds du pays qu'on Enchaîne?
Ohé! Courtisans, pédégés et présidents c'est l'alarme.
Ce soir, l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.
Les mots ont un sens...
sarkozy news
jeudi 13 mars 2008
Les ravages de la sarkozite
Tropicalboy

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Municipales: bataille plus dure que prévu pour les sarkozystes
Par Frédéric DUMOULIN
AFP
(...)
"C'est indiscutable qu'il ne fallait pas s'afficher pro-Sarko. Et si le scrutin avait eu lieu 15 jours plus tôt, le résultat aurait été encore plus catastrophique pour
l'UMP", analyse un ténor du parti.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080312/tpl-gov-pol-ee974b3.html
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La revanche des "pauvres cons"
Jul
Charlie Hebdo - 12 mars 20008
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