NOS MEDIAS RESPECTENT ILS LA DEMOCRATIE ?

Publié le par Pingouin

Le recensement des invités des tranches matinales de 5 radios généralistes (France Inter, France Culture, RTL, RMC, Europe 1) est sans équivoque : les radios roulent pour le bipartisme.

                             Nombre d’invités de chaque parti par radio


           
Nombre d’invités de chaque parti toutes radios confondues


                                     ACRIMED


Les bons comptes d’ « Arrêt sur images » : Les JT du bipartisme (novembre) Des chiffres accablants ... et sans surprise.

Couverture médiatique des partis politiques en minutes (JT du soir de TF1, F2 et F3) (Graphique réalisé par Acrimed)

Selon ce comptage, le Parti Socialiste et l’UMP ont respectivement bénéficié d’une couverture médiatique de 2h22 et de 1h27. Soit plus de 76% du temps d’antenne consacré aux seuls deux partis ; sans compter, s’agissant de Nicolas Sarkozy, « les 2 h 57 qu’Arlette Chabot lui a accordées dans son émission d’information "A vous de juger" », puisque l’infochrono ne prend en compte que les JT. Les autres partis politiques de droite et d’extrême droite se sont répartis le reste : 19 minutes pour le Front national et 11 minutes pour l’UDF. Quant à la gauche antilibérale, elle s’est contentée de 2 minutes de « brèves » : 46 secondes sur TF1, 47 secondes sur France 2 et 29 secondes sur France 3.

                                                ACRIMED


Les médias doivent respecter le pluralisme durant la campagne électorale (SNJ-CGT)

Le Congrès du SNJ-CGT réuni le 8 janvier 2007 à Courcelle-sur-Yvette s’inquiète des conditions de démarrage de la campagne pour les élections présidentielle et législatives dans les médias.

En quelques jours, plusieurs signes tendent à montrer que les leçons n’ont pas été retenues de la campagne du référendum sur la constitution européenne, de la révolte des banlieues ou de l’élection de 2002.

Le CSA lui même a dénoncé le 4 janvier « la bipolarisation excessive au profit de deux candidats »« l’insuffisance du temps de parole » accordée aux autres, sur France Télévisions, TF1, M6 et Canal+. et

Malgré ces observations, TF1 va persister, si l’on en croit les déclarations de son Directeur de l’information faite hier au JDD.

TF1 organisera deux émissions en prime time avec Nicolas Sarkozy, puis Ségolène Royal ; Le Pen et Bayrou se partageront une émission dans le même créneau ; cinq ou six autres candidats seront invités dans deux autres émissions, mais le samedi à 13h15.

Le CSA livrera demain ses observations pour les autres chaînes de télévisions et pour les radios.

Mais d’ores et déjà, les décisions et les déclarations du chef du service politique de France Inter, reprises dans la presse le 2 janvier, sont inquiétantes.

La radio de service public a divisé les candidats en quatre catégories :
- la première qui disposera de 40 % du temps d’antenne regroupe l’UMP et le PS ;
- la seconde qui disposera de 30 %, l’UDF et le FN ;
- la troisième qui disposera de 25 % regroupera ceux appelés les « petits candidats », PCF, LCR et Nicolas Hulot notamment ;
- les autres candidats se répartiront les 5 % restants.

Par ces décisions, les directions de l’information des chaînes publiques et privées vont une fois de plus malmener la démocratie et creuser encore un peu plus le fossé constaté ces dernières années entre les citoyens et la profession.

Le Congrès du SNJ-CGT :
- demande au CSA d’intervenir pour imposer aux chaînes le respect de l’égalité de traitement entre les candidats ;
- invite les rédactions et les journalistes à se mobiliser pour faire respecter la démocratie.

Courcelle-sur-Yvette le 8 janvier 2007


                                             ACRIMED



 Chacun sait que l'investiture , c'était une imposture ! ... mais à force de vouloir tout planifier à l'avance ,  n'y a t-il pas un risque .... de "rupture " dans les prévisions ?

                                                    

 


Sarko-Z
envoyé par mainah


IL y a là quelque chose d'insupportable chez Sarkozy :

IL a eu toutes les clefs, pour faire ce qu'il dit , ila même été ministre de l'économie, et il n'a rien fait . Au nom de quoi devrait il tout faire seulement demain, quand il aura la place .   Ca enléve toute crédibilité .   c'est le " Hurler vrai"  et on ne voit jamais rien .


Publié dans Revue de presse

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